Le quartier de Gerland Ă  l’échelle de la ville de Lyon   
1. Situation gĂ©ographique et dĂ©mographique  
Le quartier de Gerland est situĂ© dans la partie sud du 7e arrondissement, lui-mĂŞme compris entre le RhĂ´ne (Ă  l’ouest), le cours Gambetta au nord, le 8e arrondissement Ă  l’est et la commune de Saint-Fons au sud. C’est l'arrondissement le plus vaste de Lyon (avec 975 hectares). Il est situĂ© sur un territoire presque plat, la plaine alluviale du RhĂ´ne et est divisĂ© en trois quartiers : Guillotière au Nord (en partie Ă©galement sur le 3ème arrondissement), Jean MacĂ©, au centre et enfin Gerland au Sud.  
Gerland est un quartier de Lyon, situĂ© le long du RhĂ´ne, dans le sud-ouest de la ville, dans le 7e arrondissement. Le quartier, dĂ©limitĂ© au nord et Ă  l'est par les voies de chemins de fer, Ă©tait aussi appelĂ© La Mouche, mais cette expression est peu utilisĂ©e de nos jours, sauf pour le dĂ©pĂ´t SNCF et le cimetière israĂ©lite. Le quartier est marquĂ© tout au long de son histoire par de fortes mutations urbaines, ces bouleversements, sensibles au XXe siècle et encore aujourd'hui, font la spĂ©cificitĂ© remarquable de ce site. Le quartier couvre les â…” de la superficie du 7e arrondissement.   
Le 7ème arrondissement de Lyon compte 71 171 habitants en 2010 en progression de 3% depuis 2006, soit près de 15% de la population ville de Lyon.   
Gerland : un quartier en mutation  
En 2009, la population de Gerland est de 23 945 habitants soit 34,6% de la population du 7ème arrondissement. D’ici à 2028, ce sont près de 15 000 habitants supplémentaires qui s’installeront sur le quartier, soit l’équivalent de 7 500 ménages.
 
2. Historique du quartier  
Au XIXe siècle : Les prĂ©misses du dĂ©veloppement  
Gerland devient officiellement un quartier de Lyon en 1852 avec l'intégration de la ville Guillotière-les Brotteaux à Lyon. La construction du Fort de la Vitriolerie s'étale de 1840 à 1844, celui-ci disparaîtra en 1912. La position de Gerland est triplement intéressante pour les investisseurs de la deuxième révolution industrielle :
• Ce site offre d'immenses terrains quasiment vierges aux portes de Lyon.

• Le quartier est idéalement situé entre le Rhône et la ligne de chemin de fer Paris-Marseille.

• La faiblesse du foncier due à un territoire régulièrement frappé par les inondations.


Pourtant on note, dès 1803, la présence de l'usine de vitriol de Jalabert.
Le début du XXe siècle : L'industrialisation
Gerland a longtemps été un quartier industriel, peu densément peuplé. Au XIXe siècle, une fabrique de vitriol a été implantée le long du Rhône, dans un quartier appelé depuis La Vitriolerie, aujourd'hui occupé par l'armée (le quartier général Frère). L'urbanisation s'est faite par périodes successives, au XXe siècle. Au début du siècle, on doit à Tony Garnier la réalisation des abattoirs, d'abord destinés à l'exposition universelle de 1914, devenus aujourd'hui la Halle Tony Garnier, puis du stade de Gerland, stade attitré de l'Olympique lyonnais. Le pont Pasteur, qui depuis 1914 n'était qu'une passerelle, est inauguré le 14 juillet 1923, et l'avenue Jean-Jaurès est percée en 1908. Quelques HLM, dont la cité-jardin (1923) conçue par les architectes Robert et Cholat, ont été créées dans les années 1920. L'endiguement progressif a permis de libérer d'immenses terrains, autrefois occupés par des marais et par une multitude de ruisseaux (mouches), qui laissent peu à peu place aux activités industrielles. Cependant une grande inondation touche Gerland en 1918. On construisit de 1935 à 1938, la première phase du Port Édouard Herriot sur 140 hectares, et en 1938, les dernières usines de produits chimiques quittent le quartier.
L'après-guerre : La modernisation  
Jusque dans les années 1950, le sud de Gerland fut occupé par des bidonvilles, démolis sous le maire Louis Pradel. Il faut attendre la fin de la seconde guerre mondiale pour voir la construction complète d'une digue le long du Rhône, elle permit de stopper définitivement les nombreuses inondations qui participèrent pendant longtemps à l'insalubrité du quartier. Le palais des sports de Gerland est construit en 1962 et la piscine de Gerland dans les années 1960. Le début des années 1970 voit la création de nombreux ensembles résidentiels notamment entre le pont Pasteur et le quartier Général Frère près des berges du Rhône.
Ă€ la suite d'une mobilisation internationale, la Grande Halle est sauvĂ©e de la destruction et est inscrite d'office sur la liste des monuments historiques. Il ne subsiste des abattoirs que deux petits pavillons, dont l'un est occupĂ© par la bibliothèque de Gerland, et une arche. Cependant la Grande Halle, renommĂ©e Halle Tony Garnier, fut laissĂ©e Ă  l'abandon de 1975 Ă  1988. Dans les annĂ©es 1990 et au XXIe siècle, elle va se transformer et recevoir des gros spectacles, tournĂ©es, ou salons.  

Les annĂ©es 1980, 90 : Un nouveau souffle  
L'urbanisation a repris de façon intense dans les années 1980, avec la construction d'un pôle d'enseignement et de recherche, dont l'École normale supérieure de Lyon (déménagement de l'ENS Saint-Cloud en 1987). C'est en 1985 que naît la première phase du parc des berges du Rhône, organisé autour de la ZAC du même nom, et la ZAC du Quartier Central (place des Pavillons) bâti à la place des abattoirs (démolis en 1975 et transférés à Corbas). Le siège social de Mérieux, ainsi que 2 hôtels de 350 chambres sont construits en 1984. La même année, la capacité du stade de Gerland est portée à 44 000 places par l’architecte René Gagès. La cité scolaire internationale, fondée en 1992, fait partie de l'ambitieux projet du « Boulevard Scientifique », elle accueille 2000 élèves de la primaire au baccalauréat dont la moitié est d'origine étrangère et permet également d'agrandir la superficie du parc des berges du Rhône. Peu à peu les classes moyennes remplacent les classes populaires, et les logements les usines et entrepôts.


Gerland aujourd'hui : Un quartier en plein dĂ©veloppement  
Le début du XXIe siècle voit l'arrivée de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (qui a pris l'appellation publique ENS lettres et sciences humaines en 2000), ainsi que de nombreux logements et commerces et un grand parc urbain. Gerland est reliée à La Part-Dieu par la ligne B du métro depuis 2000 avec les stations Jean Macé (c’est la 3ème gare de Lyon avec 5 000 voyageurs par jour), Place Jean Jaurès, Debourg et Stade de Gerland. Depuis 2013 le tramway T1 connecte Gerland à la gare de Perrache.

Les Ă©quipements majeurs de Gerland                     
Les Ă©quipements majeurs de loisirs et de transports de marchandises  


La Halle Tony Garnier  
Site exceptionnel de 17 000 m2, la Halle Tony Garnier est une salle modulable aux multiples facettes pouvant accueillir des concerts, des spectacles, des salons et des expositions.  
Construite en 1914, cette Halle qui porte le nom de son architecte, a accueilli l'Exposition Internationale de 1914, puis a servi d'usine d'armement pendant la première guerre mondiale et d'hĂ´pital militaire pour enfin devenir le marchĂ© aux bestiaux des abattoirs Ă  partir de 1928. SauvĂ©e de la dĂ©molition et inscrite Ă  l'inventaire des Monuments Historiques en 1975, c'est seulement en 1988 que la Halle fut entièrement rĂ©novĂ©e afin d'accueillir des manifestations variĂ©es. Une seconde rĂ©novation a Ă©tĂ© Ă©galement rĂ©alisĂ©e en 1999-2000.  
La Halle Tony Garnier prĂ©sente aujourd'hui la plus vaste superficie couverte sans piliers en Europe, avec une charpente mĂ©tallique d'envergure. Elle peut accueillir 5 000 places assises en gradins, amĂ©nagement possible pour une jauge de 1 500 Ă  8 000 places    

      
Le stade
Le stade de Gerland est la principale enceinte sportive de la ville de Lyon. Il sera utilisĂ© dès janvier 2017 par le LOU (Lyon Olympique Universitaire, Rugby).  
Ĺ’uvre de l'architecte lyonnais Tony Garnier, il a Ă©tĂ©  mis en chantier en 1913.  
C'est le cinquième plus grand stade français après le stade de France de Saint Denis, le stade VĂ©lodrome de Marseille, le Grand Stade Lille MĂ©tropole de Lille et le Parc des Princes de Paris. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 4 octobre 1967. Il compte près de 42 000 places.   
 
En 2007, le projet OL Land a Ă©tĂ© lancĂ©. Il est accueille depuis dĂ©cembre 20le stade de Gerland par un nouveau stade de 61 556 places qui devrait ĂŞtre opĂ©rationnel en 2015, associĂ© Ă  un complexe commercial, Ă  DĂ©cines, en banlieue Est de Lyon.           
 Le Palais des Sports   
Le Palais des Sports est une salle d’une capacitĂ© de 6 500 places qui accueille chaque annĂ©e  de nombreuses manifestations sportives ou culturelles.          


Le port Edouard Herriot  
Le port Edouard Herriot fut crĂ©Ă© en 1937 pour stocker les hydrocarbures et approvisionner les centrales de la rĂ©gion. Le port accueille aujourd’hui plus de 70 entreprises sur près de 180 hectares. Il est un vĂ©ritable lieu de transit et de distribution. La gestion de ce site portuaire appartenant Ă  l’Etat est assurĂ©e par la  Compagnie Nationale du RhĂ´ne par concession.  
Un pĂ´le logistique multimodal    
Implanté au cœur de la deuxième agglomération française en région Rhône-Alpes, le Port de Lyon Édouard Herriot (PLEH) offre à ses clients une infrastructure multimodale combinant cinq modes de transport : fluvial, fluviomaritime, fer, route et oléoduc. Grâce à son emplacement stratégique en prise directe avec le Grand Port Maritime de Marseille, l'axe fluvial Rhône-Saône, le réseau ferré français et les grands axes routiers européens, le PLEH facilite les échanges commerciaux vers l'est de la France, le Nord de l'Europe mais aussi la Méditerranée et de là, vers le monde entier. Des navettes ferroviaires et fluviales reliant Marseille/Fos à Lyon confèrent au PLEH une position privilégiée pour le trafic de conteneurs. 11,4 millions de tonnes de marchandises transitent annuellement au port de Lyon.